Beaucoup d’éléments étaient peints afin de déformer leur apparence. Les bunkers du Mur de l'Atlantique étaient camouflés en maisons ou en chalets côtiers à l’aide de peinture, de fausses fenêtres et par ajouts de fausses toitures. Les tours d'observation et les postes de commandement de tir étaient souvent camouflés en clocher d'église ou en château d'eau. Certains éléments comme le poste de tir de Ouistreham pourtant haut de 18 mètres n’avaient cependant pas attiré l’attention des Alliées.












Entrée camouflée d'origine

Camo utilisant les galets de la plage

Les aérodromes
Pierre Clostermann écrit qu'en survolant un aérodrome après un bombardement, il s'aperçoit à haute altitude que la piste criblée d’impacts de bombes semble toujours hors d’usage. Cependant, un léger éclat du à un reflet du soleil attire son attention. Il effectue alors un passage à basse altitude et s'aperçoit que les cratères sont fictifs et qu'ils ont été peints en trompe l'oeil. Les Allemands, tout comme les Alliées créèrent de faux aérodromes avec des avions en bois avec même des vaches en bois pour donner une allure bucolique au site. Une anecdote dit que les aviateurs alliés ayant détectés la supercherie, bombardèrent avec des bombes en bois. Dans le cas des aérodromes, la tour de contrôle était souvent camouflée en une tour anodine. Il existait souvent un aérodrome fictif à proximité d’un aérodrome opérationnel. Les sous-bois environnant servaient de couvert aux infrastructures. Le couvert était complété par une utilisation massive de filets de camouflage. [sources: 2iemeguerre]