Même si les véritables hostilités ne commencèrent que le 10 mai 1940, cela faisait depuis fin 1939 qu'Allemands et Français menaient la "drôle de guerre", qui consistait en quelques escarmouches et patrouilles armées en territoire ennemi.
Durant cette campagne, les 2 armées adoptèrent des attitudes bien différentes. Ainsi, la France (assistée par l'armée britannique) misait tout sur la défense, et plus particulièrement sur la fameuse ligne Maginot, du nom de son créateur, qui s'étendait le long de la frontière est de la France, des Alpes aux Ardennes. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la ligne Maginot n'était pas un mur continu, mais plutôt toute une série de forteresses plus ou moins grandes reliées entre elles par des fils barbelés et des champs de mines. Les Français croyaient dur comme fer que les Allemands voudraient attaquer directement la ligne Maginot, et pensaient qu'il était inutile de protéger les Ardennes, qui étaient réputées infranchissables en raison de leur végétation et de leur relief. Ainsi, si beaucoup de troupes avaient été massées derrière la ligne Maginot, les Ardennes n'étaient protégées que par quelques misérables bunkers et forteresses. De plus, l'armée française n'était pas bien équipée, et ne savait pas profiter des ses équipements. Ainsi, les chars, pour la plupart vétustes, et les avions ne servaient que de soutien à l'infanterie, et n'étaient donc jamais utilisées en groupe et de façon efficace. L'infanterie, quant à elle, possédait un équipement (et même souvent des armes) directement héritées de la première guerre mondiale, et n'était pas très encline à aller se battre, le souvenir macabre des soldats français partis "fleur au canon" en 1914 pour une guerre atroce restant gravé dans les mémoires. Mais en plus de ça, les Français sous-estimaient leur ennemi, qu'ils pensaient encore fort peu équipé comparé à eux. Toute une série d'erreurs qui leur furent fatales.
L'Allemagne, quant à elle, se réarmait depuis plusieurs années et s'était bien préparée au Blitzkrieg (guerre éclair) qui annéantirait son vieil ennemi et lui permettrait de prendre sa revanche. Les Allemands étaient donc très bien équipés, et utilisaient leurs véhicules d'une toute autre manière bien plus efficace, qui consistait à les faire attaquer en groupe. Ainsi, les vieux tanks et avions français faisaient bien pâle figure face aux Panzerdivision et à la Luftwaffe allemandes. De plus, les Allemands savaient que les Français les attendaient sur la ligne Maginot, et qu'ils coureraient au désastre en l'attaquant de front. L'état-major allemand élabora alors le fameux "plan jaune". Ce plan astucieux consistait simplement à attaquer la France là où elle s'y attendait le moins: dans les Ardennes. Ainsi, l'armée allemande devait attaquer la Belgique et les Pays-Bas, ce qui attirerait les Français et les Britanniques vers le nord, pour ensuite descendre vers le sud et aller vers l'ouest et encercler ces derniers. Le plan fut approuvé par le Führer qui donna son plein accord.
Tandis que l'Allemagne et la France se livraient la "drôle de guerre", la Pologne, elle, était vraiment en guerre contre l'envahisseur allemand. Aussi, les Français décidèrent une offensive limitée pour soulager les Polonais, et qui consistait à investir la ligne Siegfried (version allemande de la ligne Maginot) entre Moselle et Haardt. Les Allemands, au courant des manoeuvres françaises grâce à leur déchiffrement des messages français, cedèrent du terrain devant l'ennemi, sans pour autant oublier de le truffer de mines. Les Français prirent quelques villages en territoire ennmi, dans la forêt de de la Warnd, mais ne passèrent pas la ligne Siegfried. Et ils finirent par rebrousser chemin la nuit du 3 au 4 octobre, laissant derrière eux quelques avant-postes.
La vrai guerre commença le 10 mai 1940, quand des parachutistes allemands furent largués au-dessus de points stratégiques (ponts, aérodromes,...) en Belgique et en Hollande, et prirent le fort belge d'Eben-Emael, sur la Meuse. Le 14 mai, tandis que les Pays-Bas se rendaient suite aux bombardements sur Rotterdam, le gros des troupes allemandes déboucha en France depuis les Ardennes, et commença sa manoeuvre d'encerclement des troupes françaises et britanniques parties prêter main forte aux Belges à Namur en partant vers l'ouest. Le 10 juin, l'Italie déclare la guerre à la France, mais est tenue en échec dans les Alpes. Paris est prise le 14 juin, et le gouvernement français signe l'armistice le 22 juin 1940, dans le même wagon que celui de l'armistice de 1918.



































