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Version complète : Dien Bien Phu
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luisier le fou



Présente en Indochine depuis la moitié du XIXè siècle, la France n'assurera son autorité que très progressivement après avoir dû faire face à de nombreux actes de rébellion et de piraterie destinés à déstabiliser son influence.

En octobre 1950, ce sera pour les français, le désastre de Cao Bang. L'arrivée du Général de LATTRE en 1951 redonne quelque espoir. Mais il meurt peu après. Le Général SALAN qui lui succède est lui-même remplacé en mai 1953 par le Général NAVARRE qui décide de porter un grand coup au vietminh en lui coupant la route du Laos. Ce sera Diên Biên Phu...

Au début de l'été 1953, l'Indochine entre dans sa 8ème année de guerre.

Depuis plus de 8 ans le Vietminh mène une lutte tenace et s'efforce de contrer sans trêve les offensives du corps expéditionnaire français. Force est de constater que l'effort de l'ennemi ne se relâche pas. Ses forces sont très supérieures à ce qu'elles étaient au début de la rébellion et nettement mieux organisées. Elles évoluent sur le terrain à l'échelon division. Le vietminh est en outre animé par une volonté farouche de vaincre, aidé en cela par la population qui, par contrainte ou idéologie, participe à l'effort de guerre contre les français.

10800 hommes, principalement légionnaires para français occupent la cuvette de Dien Bien Phu depuis novembre 1953. Elle sera encerclée par 35000 à 50000 Vietminh équipés en armes lourdes et alimentés en munitions et vivres par 75 000 autres personnes poussant leur traditionnels vélos fortement chargés. Le siège durera du 13 mars au 7 mai 1954. S'ensuit la capitulation de la France . Le bilan des combats est imprécis mais se situe vers 3000 morts coté français auxquels il faut ajouter les bléssés, les pertes vietnamiennes s'estiment autour de 20 000 combattants.

Ðiên Biên Phú :
la plus furieuse,
la plus longue
bataille du Corps
expéditionnaire
français en
Extrême-Orient.
170 jours
d'affrontement
dont 57 jours
d'enfer.

L'aménagement du camp retranché
(A partir du 20 Novembre 1953)

Durant les jours qui suivirent, l'effectif de la garnison s'activera à remettre en état le terrain d'aviation rendu inutilisable par les viets. Un premier bulldozer parachuté s'écrase au sol. Un deuxième bulldozer et tout l'outillage nécessaire seront largués les heures suivantes.

Au 23 novembre, 240 tonnes de matériels ont été largués par 248 rotations d'avions.

Jusqu'à fin décembre 1953, la garnison a deux préoccupations:

- Aménager, renforcer, fortifier le camp retranché et l'organiser en centres de résistance (Eliane, Dominique, Huguette ... ) eux-mêmes divisés en points d'appui (Eliane 1, 2,3,4... Dominique 1, 2, ... etc ... ).
Ces centres de résistance furent pour des raisons pratiques baptisés de prénoms féminins correspondant à l'alphabet :
Anne-Marie, Béatrice, Claudine, Dominique, Eliane, Françoise, Gabrielle, Huguette, Isabelle, Junon ;
- Effectuer des reconnaissances autour du camp retranché pour sonder et localiser l'ennemi, évaluer ses forces et son esprit combatif, identifier ses unités.

Le 15 décembre, le commandement décide de créer pour des raisons tactiques, balistiques et pratiques un autre centre de résistance à 6 Kms au sud de Diên Biên Phu, près d'un petit terrain d'aviation de secours repéré sur la rive droite de la Nam Youm.

Un ensemble fortifié y est organisé à l'image de Diên Biên Phu, mais de dimensions plus modestes. Ce point d'appui, qui a pour rôle de fournir des feux de Manquement à la partie centrale, prend le nom d'Isabelle. Deux bataillons, un peloton de trois chars, un groupe de deux batteries de 105 m/m (trois par la suite) y furent affectés sous les ordres du Général LALANDES. Au total 1.809 hommes.

Si Diên Biên Phu était devenu un ensemble fortifié très puissant, les viets avaient, dans le même temps, réalisé autour de la cuvette un cercle d'investissement à peu près continu, sans toute fois rechercher le contact rapproché. Les seuls accrochages enregistrés à ce jour avaient été le fait d'initiatives françaises désireuses de localiser et d'évaluer la présence ennemie.

Entre le 6 décembre 1953 et le 24 janvier 1954, cinq divisions vietminh convergeront vers Diên Biên Phu et prendront position sur les hauteurs dominant le centre de résistance. La 316 arrivera la première le 6 décembre. Les divisions 308, 351 et 312 s'y installeront entre le 24 et le 28 décembre 1953. La division 304 y parviendra le 24 janvier 1954.

Depuis quelques jours un canon viet que l'on suppose être d'origine japonaise, harcèle le camp retranché, tirant ça et là, à jour passé, un obus, un seul semblant tomber au hasard, ses impacts encadrant le plus souvent le terrain d'aviation.

Pour tenter de le localiser et de le neutraliser une opération est décidée le 6 février vers la côte 781, endroit supposé de son emplacement. En vain ! Une nouvelle reconnaissance offensive vers le nord-est, déclenchée le 12 février avec le 1°BEP, le 8°BPC, le 3°RTA, le 3°REI et l'appui des chars "SCHAFFEE" se traduira par un accrochage très sérieux qui imposera le repli. Cette offensive sera reprise les 15 et 16 février toujours avec le 8°BPC, le 1°BEP et le 3/3 RTA renforcés. Ce ne sera qu'un demi succès : les Français bousculeront les viets rencontrés, occuperont le terrain (côte 561 et 674) au prix de pertes sensibles (15 tués et blessés chez les tirailleurs) mais ne découvriront pas le fameux canon japonais qui harcèle le camp.

Le 20 février, le 1°BEP et le 8°BPC avaient découvert au nord de Gabrielle des emplacements d'artillerie vietminh qui prouvaient que l'investissement se précisait et se renforçait.

Une nouvelle et dernière reconnaissance sera tentée le 11 mars vers la cote 553 à 3 kms à peine du camp retranché. Les pertes du côté français seront une nouvelle fois sévères.

Début mars 1954, quelques jours avant l'attaque , le camp retranché est au "top niveau" : 12.000 hommes, des chars, de l'artillerie, d'énormes réserves de munitions sont répartis en centres de résistance (Anne Marie, Béatrice, Claudine, Dominique, Eliane... ) judicieusement disposés pour coiffer les entrées nord (Gabrielle) et nord-est (Béatrice) de la cuvette, de défendre l'accès nord-ouest (Anne Marie), protéger le terrain d'aviation par le nord (Huguette) et se parer d'une attaque par la face est montagneuse (Dominique et Eliane installés sur des collines dominant la cuvette). Le point d'appui Isabelle, à 6 Kms au sud, avec un terrain d'aviation de secours, est occupé par 1.809 hommes et dispose également de chars et d'artillerie capables d'intervenir au profit de la portion centrale.

Le vietminh, lui, disposait de 33 bataillons, dont 27 en encerclement du camp retranché et 6 sur l'arrière pour barrer la route à une intervention extérieure. Comme armement lourd, il disposait de 20 canons de 105, de 20 canons de 75 et un très grand nombre de mortiers et de canons sans recul.
En outre:
- 100 mitrailleuses de 12,7 m/m (DCA)
- 16 canons de 37 m/m (DCA) qui furent renforcés au début de la bataille par un régiment à 4 bataillons, armés de canons russes, modernes, de 37 m/m (64 pièces au total) arrivés de Chine.



PLACE AUX PHOTOS:









source: http://www.dienbienphu.org/ (vous y trouverez plein d autre infos photos insignes et autre
Nono
Article très sympas avec des illustrations interessantes. J'espère qu'une map Dien Bien Phu apparaîtra un jour dans un mod ou un add-on pour BF Vietnam !
luisier le fou
ah tres bonne idée
perso je souhaite l aparitionde l armée francaise meme si je suis suisse


ah j oubliais faut toujours faire de la pub pour sa team
donc sur le site
de ma team la legion etrangere
vous trouverez le meme message mais avec un petit bonus pour l instant
le message se trouve dans la partie mess(forum)forum general
bientop une section du site les news du front va ouvrir ses portes avec toute mes article sur les blindés armes bataille corespondant a mon envie du moment lol
FL | Neo
Et ben gg mon suisse biggrin.gif
Le patriote
Il faudrait tout de même rajouter que la rébellion commençait à se faire sentir dès 1945, soutenue par les japonnais, avant que ceci ne partent. Des combats importants commencèrent à partir de 1949, et ce ne fut que de bonnes victoires pour l'armée française. Mais par la suite, après le Gnl de Lattre qui perdit son fils en Indochine, qui lui-même fut emporté par un cancer, et par la suite le départ de son succéseur, le Gnl Salan et ses meilleurs officiers de renvoyaient en France, la situation commencée de changer. En France, la population et les politiques soutenaient de moins en moins cette guerre, et même les pauvres soldats qui étaient de retour étaient un peu mal vus. Il ne suffit que d'une défaite pour que tout s'arrête. Dien Bien Phu. Et on connait la suite, avec l'enfer des prisonniers français dans les camps vietnamiens.
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